A propos de l'oeuvre
D’après La Naissance de Vénus de Sandro Botticelli — Quand la déesse s’incarne
Dans le mythe que peint Botticelli, Vénus ne naît pas comme on naît : elle surgit déjà adulte, déjà parfaite, portée par une coquille jusqu’au rivage. Aucune enfance, aucun corps qui aurait grandi ne l’a précédée — seulement une idée de la beauté, que la peinture fixe dans une forme devenue presque intemporelle.
Françoise Leblond fait arriver autre chose sur ce rivage. Sa femme-chat conserve la pose de Vénus, mais quelque chose de l’idéal s’est déplacé : une chevelure qui s’ébouriffe, un regard qui glisse légèrement vers Zéphyr, un corps dont on ressent soudain davantage la présence sur la coquille.
On peut alors se demander si la beauté nous touche davantage lorsqu’elle s’incarne.
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