Au centre de la toile repose un livre ouvert. Mais ce livre n’est pas un objet. Il est une origine.
De ses pages semblent naître des paysages, des villages, des personnages et des oiseaux qui traversent librement les frontières du réel. Au-dessus de lui, une grande fenêtre gothique s’ouvre sur un monde lumineux où l’imaginaire prend forme. Les chemins serpentent entre les maisons, les arbres déploient leurs branches comme des invitations au voyage, tandis que les créatures qui peuplent la scène semblent venues d’histoires encore inachevées.
Avec Le Livre des Mondes, Françoise Leblond semble révéler l’origine de tout son univers pictural. Les jardins enchantés, les royaumes imaginaires, les îles suspendues ou les cités flottantes trouvent ici leur source commune. Le livre devient une métaphore de la création : chaque page ouvre une fenêtre, chaque fenêtre conduit vers un monde, et chaque monde commence par un rêve.
L’œuvre nous invite à retrouver le regard de l’enfance, celui qui considère les livres comme des portes secrètes capables de relier des univers invisibles. Entre ciel et terre, réalité et songe, la frontière s’efface peu à peu pour laisser place à une géographie intérieure où tout devient possible.
Par son langage coloré et poétique, propre au Réalisme Imaginaire, Françoise Leblond nous rappelle que les mondes les plus vastes naissent souvent dans le silence d’une page ouverte. Le spectateur est alors invité à franchir le seuil et à poursuivre lui-même le voyage.

Un livre ouvert flotte entre ciel et terre. De ses pages naissent des paysages, des personnages et des rêves. À travers cette œuvre, Françoise Leblond célèbre le pouvoir de l’imaginaire et la magie des histoires qui ouvrent des portes vers d’autres mondes.
