Oeuvre vendue
Au confluent du rêve et de la mémoire surgit La Cité Perdue, une oasis de mystères figée dans l’éclat du temps. Peinte par Françoise Leblond, cette œuvre invite à une errance contemplative, où le réel s’efface au profit d’une vision onirique baignée de lumière dorée.
Une mer paisible, d’un bleu profond, caresse les rives d’une cité blanche aux courbes douces, évoquant les architectures orientales et méditerranéennes. Les toits en arc, les maisons troglodytes nichées dans la falaise et la jetée qui s’avance vers les flots dessinent un paysage familier, pourtant teinté d’une étrangeté subtile. Des bateaux aux formes élégantes, semblables à des gondoles vénitiennes, sommeillent à quai, comme figés dans l’attente d’un voyage qui ne viendra peut-être jamais.
Mais au fil du regard, la cité dévoile ses mystères. Une anse aux reflets d’or unit les deux rives, brouillant la limite entre terre et mer. Deux sphinx de pierre, sentinelles muettes, observent silencieusement ce royaume suspendu entre le passé et l’imaginaire. Où sont les habitants de cette ville oubliée ? Quels secrets renferment ses ruelles désertes ?
Sous un ciel aux nuances de jaune pâle, la lumière, presque irréelle, baigne chaque pierre d’une douceur énigmatique. L’absence de vie apparente questionne. Cette cité a-t-elle été engloutie par le temps, ou bien n’existe-t-elle que dans le creux de nos songes ?
Avec La Cité Perdue, Françoise Leblond nous entraîne au-delà des frontières du tangible. Son Réalisme Imaginaire trouble nos certitudes, superposant le possible et l’inconnu, l’histoires et la fiction. En jouant avec les contrastes entre familiarité et étrangeté, elle transforme l’espace pictural en un lieu de contemplation et d’exploration, où chaque spectateur projette sa propre quête.
Une cité blanche, baignée de lumière dorée, flotte entre rêve et mémoire. Bateaux immobiles, sphinx silencieux… Une énigme suspendue dans le temps.