A propos de l'oeuvre
D’après L’Atelier du peintre de Gustave Courbet — Quand l’atelier ne garde que ceux qui regardent
Courbet a sous-titré son Atelier « allégorie réelle », et il y a fait tenir tout un monde : à gauche, celui de la société ; à droite, ses amis et ceux du monde de l’art. Au centre, lui, devant un paysage de son pays natal.
Françoise Leblond vide l’atelier. Plus de foule, plus d’amis : il ne reste qu’un peintre-chat, son modèle, un enfant et un chat blanc. Le peintre crée, le modèle le regarde peindre, l’enfant observe l’œuvre naître. Personne ne se tourne vers nous : c’est au spectateur de prendre sa place dans la chaîne.
Reste alors une question : faut-il le monde entier pour faire une œuvre, ou seulement quelqu’un pour la regarder ?
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