Le swing de Cab Calloway traverse l’Atlantique jusque dans le Paris de Johnny Hess. Des onomatopées du jazz américain au « zazou » popularisé en France par Hess, un même goût du rythme, de l’excentricité et de la liberté circule d’un monde à l’autre. Sous l’Occupation, les jeunes Parisiens qui s’en emparent ne suivent bientôt plus seulement une mode : leurs costumes trop larges, leurs coiffures trop hautes et leur passion pour le swing deviennent une manière de ne pas se fondre dans le rang.
Françoise Leblond peint deux chats costumés de noir, de vert pistache et de jaune solaire, qui n’ont besoin d’aucune parole pour raconter cette histoire : leur élégance excessive est déjà une réponse. Ce ne sont pas des dandys pour le seul plaisir d’être beaux — à une époque qui exige la discrétion, en faire trop devient presque une façon de résister.
Chez Françoise Leblond, le swing n’est jamais qu’un style : c’est toujours, quelque part, une façon de dire non en souriant.
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Le swing de Cab Calloway traverse l’Atlantique jusque dans le Paris de Johnny Hess. Des onomatopées du jazz américain au « zazou » popularisé en France par Hess, un même goût du rythme, de l’excentricité et de la liberté circule d’un monde à l’autre. Sous l’Occupation, les jeunes Parisiens qui s’en emparent ne suivent bientôt plus seulement une mode : leurs costumes trop larges, leurs coiffures trop hautes et leur passion pour le swing deviennent une manière de ne pas se fondre dans le rang.
Françoise Leblond peint deux chats costumés de noir, de vert pistache et de jaune solaire, qui n’ont besoin d’aucune parole pour raconter cette histoire : leur élégance excessive est déjà une réponse. Ce ne sont pas des dandys pour le seul plaisir d’être beaux — à une époque qui exige la discrétion, en faire trop devient presque une façon de résister.
Chez Françoise Leblond, le swing n’est jamais qu’un style : c’est toujours, quelque part, une façon de dire non en souriant.
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