Dans la Belle Époque, nulle n’était davantage observée que la Belle Otero — danseuse et courtisane, vivant sous les lustres, parée de diamants, offerte au regard de tout Paris. Françoise Leblond la fait sortir de cette scène. Dans un violet profond et mystique, elle devient une créature hybride, mi-autruche mi-déesse, le visage fardé de rouge, le regard d’un bleu perçant qui ne cherche plus à être vu, mais à veiller : contre son flanc, un enfant dort, protégé.
Le cou fuselé comme une arabesque, le plumage d’éclats de couleur, les cheveux en fils de métal qui semblent capter un vent invisible — rien, dans cette transformation, n’appartient plus au monde réel. Et pourtant tout en elle continue de dire ce qu’elle a toujours été : une figure qu’on ne peut détacher du regard des autres. Sauf qu’ici, le regard a changé de sens — ce n’est plus elle qu’on observe, c’est elle qui protège.
Chez Françoise Leblond, une légende n’est jamais figée : elle peut toujours glisser vers une autre forme, un autre monde, une autre histoire.
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Dans la Belle Époque, nulle n’était davantage observée que la Belle Otero — danseuse et courtisane, vivant sous les lustres, parée de diamants, offerte au regard de tout Paris. Françoise Leblond la fait sortir de cette scène. Dans un violet profond et mystique, elle devient une créature hybride, mi-autruche mi-déesse, le visage fardé de rouge, le regard d’un bleu perçant qui ne cherche plus à être vu, mais à veiller : contre son flanc, un enfant dort, protégé.
Le cou fuselé comme une arabesque, le plumage d’éclats de couleur, les cheveux en fils de métal qui semblent capter un vent invisible — rien, dans cette transformation, n’appartient plus au monde réel. Et pourtant tout en elle continue de dire ce qu’elle a toujours été : une figure qu’on ne peut détacher du regard des autres. Sauf qu’ici, le regard a changé de sens — ce n’est plus elle qu’on observe, c’est elle qui protège.
Chez Françoise Leblond, une légende n’est jamais figée : elle peut toujours glisser vers une autre forme, un autre monde, une autre histoire.
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L’Abstraction poétique n’est qu’une des portes de l’univers de Françoise Leblond. Laquelle ouvrirez-vous maintenant ?

Et si un personnage quittait la toile ?

Et si le réel obéissait à d'autres règles ?

Et si ces chats parlaient surtout de nous ?