3,090.00€
Sous un ciel étoilé d’un bleu profond, baigné par la lueur argentée d’un fin croissant de lune, Les Veilleurs de la Nuit nous transportent dans un monde suspendu entre veille et songe. Dans cet espace hors du temps, où le réel et l’imaginaire se confondent, Françoise Leblond tisse une scène empreinte de mystère et de poésie.
Au cœur du tableau, un arbre majestueux déploie ses branches comme un écrin protecteur. Perchées sur ses ramures, des maisons rondes aux toits en coupole rouge semblent flotter dans l’éther. Leurs lucarnes diffusent une lumière douce, écho d’une présence invisible, veillant dans l’ombre. Comme une cité suspendue entre ciel et terre, cet arbre habité évoque un monde secret, un refuge pour les âmes rêveuses.
À ses extrémités, d’étranges figures émergent : des têtes d’oiseaux, des visages humains et des créatures chimériques, veillant silencieusement sur la nuit. Gardiens de ce royaume onirique, ils semblent retenir les secrets des songes, frôlant la frontière du merveilleux. Parmi eux, un chat noir aux yeux perçants scrute l’horizon, un oiseau s’apprête à prendre son envol, tandis qu’une araignée tisse son fil, liant passé et futur dans un même souffle.
Posé sur un îlot minuscule, isolé au milieu d’une mer obscure, cet arbre-forteresse nous invite à suspendre le temps, à écouter la respiration du monde nocturne. Dans ce décor où le silence murmure, chaque détail vibre d’une présence intangible, incitant à l’introspection.
Intégré à la série Réalisme Imaginaire, ce tableau illustre avec éloquence la capacité de Françoise Leblond à créer des passerelles entre le tangible et l’invisible. Avec Les Veilleurs de la Nuit, elle nous rappelle que l’imaginaire est une porte ouverte sur l’infini, que chaque ombre recèle une lueur, et que la nuit, loin d’être un vide, est un écrin où naissent les rêves.
Dans un monde suspendu entre veille et songe, un arbre habité veille sur la nuit. Créatures chimériques et lumières secrètes tissent un univers onirique, où l’imaginaire ouvre les portes de l’infini.